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Lundi 4 mai – Nous marchions

Nous marchions dans Paris comme si le monde nous appartenait
Nos mains frôlaient les pierres noires de l’église, 
Le zincs des bars sales, le cœur palpitant de la cité

Nous marchions dans Paris ou plutôt nous courrions
Toujours pressés, toujours en retard, pour faire comme les autres
Nous feignions d’être des leurs, si bien

Nos cœurs papillons épousaient la lumière de la ville sans étoile
Nos pas chassaient l’écho des histoires 
Serinées par les fantômes bleus

Nous rêvions au succès que nous n’aurions jamais
Nous buvions énormément, à toute heure,
Pour n’importe quelle raison

Nous marchions dans Paris jusqu’à l’épuisement
Avant de nous asseoir à l’aube
Dans ce parc que tu aimais tant

Nous regardions les passants en récitant des vers fous
Nous avions en commun de ne rien comprendre
A cette vie-là

Nous parlions de ce chalet ancré à la montagne
De ce lac où nos corps immergés oublieraient la faim
Et la douleur de nos plaies mal soignées

Nous étions des enfants perdus
Nous n’avons pas su grandir droit
A tant refuser leurs règles

Je marche dans Paris à l’heure où les hommes se lèvent
La Lune ce soir brillera peut-être
Je t’attends dans ce parc que tu aimais tant.

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